08/09/2008

le surentraînement

Le surentraînement

Le surentraînement ou overtraining syndrome des anglo-saxons est une cause assez fréquente de diminution de performance sportive. Il est généralement diagnostiqué tardivement tant son installation est  lente et progressive et ses symptômes pouvant être confondus avec d’autres pathologies (fatigue, douleurs musculaires, perte d’appétit, troubles du sommeil,etc..). Si tous ces signes sont fréquemment rencontrés après des entraînements lourds ou de longues compétitions, ils doivent disparaître après quelques jours d’entraînement plus léger ou de repos. Dans le cas contraire, on peut parler de syndrome de surentraînement.

 

Le surentraînement pourrait donc être défini comme une perte progressive des performances malgré deux semaines de repos ou d’entraînement très léger, et ceci avec ou sans le cortège de symptômes que nous allons décrire plus loin.

Le syndrome peut toucher tous les sports, qu'il s'agisse d'endurance, de force ou d'explosivité. On considère que 60 % des coureurs de fond professionnels sont, au moins une fois dans leur carrière, touchés par le surentraînement. 50% des joueurs de football rencontrent le syndrome une fois dans leur carrière.

"La performance est la différence entre le niveau de condition physique et le niveau de fatigue" (Hugh Morton).
 Jusqu'à un certain point, il existe une relation directe entre la charge d'entraînement et l'augmentation de la performance. Cette relation n'est pas linéaire. En effet, chez un athlète non entraîné, une faible charge de travail va apporter une forte augmentation de performance. Au contraire, chez un athlète très entraîné, il faudra une lourde charge de travail pour un faible gain de performance. C'est à ce niveau que le risque de surentraînement est grand.
Chaque période d'entraînement lourd est suivie d'une brève période de fatigue, puis d'une phase de performance plus élevée, c'est ce que l'on appelle surcompensation. Si une phase de repos n'est pas observée après un entraînement lourd, la phase de surcompensation ne sera pas atteinte. Au contraire, le niveau de performance baissera, c'est le surentraînement. La réacton que l'on rencontre souvent à ce moment, face à cette baisse de performance, est une augmentation de la charge d'entraînement et une limitation des phases de repos. "Mes performances baissent, c'est que mon entraînement est trop léger, donc j'augmente la charge ! " C'est alors que s'installe le cercle vicieux du surentraînement.

En savoir plus

 : http://www.medecinedusport.be/sssurentrainement.htm

23:14 Écrit par m33 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.